Historique

Confrontés, dans les lieux où ils exerçaient, à des personnes exprimant un mal être, une souffrance à la suite d’une interruption de grossesse volontaire ou médicale (IVG, IMG), des chrétiens se sont rassemblés, au début des années 90, pour réfléchir à la manière la mieux adaptée de les aider.

A travers les confidences qu’ils recevaient, dans les hôpitaux, les maternités, lors de l’accompagnement aux mourants, ces écoutants, ces prêtres, ces psychanalystes, ces soignants ont pris conscience que l’avortement pouvait laisser des traces et parfois de profondes blessures qui n’avaient jamais pu être dites ou partagées. Ils ont alors décidé de mettre à la disposition de ceux qui le souhaitent un lieu où ils puissent exprimer cette souffrance et trouver écoute bienveillante et accompagnement.

La volonté de ne pas entrer dans un débat idéologique ou polémique, pour ou contre l’avortement, a été et reste fondamentale.


Après une longue période de réflexion, de formation et d’élaboration l’association AGAPA a vu le jour en 1994. Constatant que le silence et les non-dits entouraient bien souvent toute perte en cours de grossesse et, pour répondre aux demandes qui lui étaient faites, la mission d’AGAPA s’est  peu à peu « élargie » : l’association propose désormais un accueil, une écoute et un accompagnement à toute personne, homme ou femme, souffrant à la suite d’une interruption de grossesse, quelle qu’ en soit la cause et le terme : IVG, IMG, mort accidentelle in utero, fausse couche, grossesse extra-utérine, réduction embryonnaire, mort à la naissance.