J’ai pu donner une juste place à mon bébé

 ”J’ai perdu un petit garçon de mort in utero à 22 semaines. J’avais l’impression qu’une fois que j’aurais accouché, ce serait fini, que le cauchemar serait terminé. Mais ce n’est pas vrai. Quelques semaines après j’essayais encore de me persuader que ce n’était pas si triste que cela, que ma souffrance s’atténuerait d’elle-même et je m’efforçais de ne rien laisser paraître à mon entourage. Seulement, deux mois après je pleurais encore fréquemment seule et j’ai du me rendre à l’évidence : il me fallait une aide extérieure. C’est là que j’ai pris contact avec AGAPA dont j’avais entendu parler sur un forum internet.

Je me suis tout de suite sentie comprise par l’écoutante, très sensibilisée au sujet Le parcours proposé par l’association m’a aidée à prendre conscience et à exprimer ma souffrance sans la minimiser et ainsi, à donner une juste place à ce bébé. AGAPA m’a permis de faire le deuil de mon bébé. Le parcours m’a également permis de faire un retour sur mon passé et un point sur la communication que j’avais avec mon entourage.  Cela m’a aussi aidée dans ma vie de tous les jours, notamment dans les relations avec mon ami.

Malgré le fait qu’il est très difficile pour moi d’exprimer mes sentiments, la rencontre hebdomadaire était en quelque sorte ma “bouffée d’oxygène”. Cela me permettait de « vider mon sac » ; je me sentais libérée après la séance. C’est le seul endroit où j’ai pu parler de mon bébé sans aucun jugement. Grâce à AGAPA, j’ai pu accueillir, quelque temps après, mon second bébé dans de bonnes conditions.” Isabelle

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