Je me sens maintenant plus libre
« Lorsque je suis tombée enceinte, j’ai décidé de ne pas le garder et j’ai avorté. Ca a été terrible, une descente aux enfers sans fin. Je ne faisais que pleurer. Je ne voyais pas d’issue à la tristesse qui m’habitait un peu plus chaque jour. J’ai eu le sentiment d’un immense gâchis. Surtout, je me suis sentie profondément coupable : coupable d’avoir pris des risques, coupable de ne pas m’être sacrifiée, coupable de n’avoir pas voulu affronter le regard des autres, coupable de ne pas avoir eu le courage de garder mon enfant.
Deux mois après mon avortement, je me suis rendue pour la première fois à AGAPA. J’y ai beaucoup parlé. De moi, de mon histoire familiale, de mes comportements récurrents, de mes peurs, de toutes ces choses auxquelles on ne prend pas vraiment le temps de réfléchir. J’ai découvert à quel point j’ai été prisonnière de mon passé.
Je me sens maintenant plus libre. Plus encore, j’ai appris à vivre avec l’absence de mon enfant.
Je ne parviens pas encore à me pardonner ce que j’ai fait, mais je suis moins enfermée dans ma culpabilité. Je suis en chemin. » Dominique
