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Virginie ne retient pas seulement de ses bébés le chagrin de leur disparition, elle insiste sur ce qu’ils lui ont apporté et les voit surtout comme deux « trésors » qui l’enrichissent et qu’elle pourra aimer toujours…
Mes jumeaux sont morts parce qu’ils sont nés prématurément. Je me sentais alors tout à la fois pleine d’amour pour eux et vide parce que mes bras n’avaient pas de bébés à porter. Que faire de tout cet amour qui ne pouvait pas s’exprimer au travers de caresses? Comment continuer ma route sans perdre toute ma joie de vivre et ma confiance en la vie ?
A Agapa on ne m’a bien sûr pas proposé de solution toute prête par rapport à ces questions, mais on m’a offert un accompagnement dans l’épreuve que j’avais à traverser, un accompagnement à la fois suffisamment distant et extrêmement bienveillant.
Concrètement j’y ai trouvé une écoute vraie. En fait on m’écoutait, chose rare, sans chercher à « remplir » mes silences par des pseudo- solutions, des conseils, ou des comparaisons. Ainsi je me suis sentie autorisée à vivre ce deuil à ma façon, sans me soucier d’obtenir l’assentiment de l’autre. Je pouvais exprimer tout l’amour que j’avais pour eux, toute la peine que j’avais de les avoir perdus, sans qu’on me réponde que je devais « tourner la page » ou « aller de l’avant ». Et il me fallait précisément cette écoute et cette reconnaissance avant d’envisager l’avenir.
Dans le même temps, le parcours proposé par Agapa m’invitait à parler de moi et à me connaître mieux. Au fil des séances j’ai commencé à remettre en question un certain nombre de mes croyances et préjugés. J’ai appris notamment à ne plus m’enfermer dans un mode de pensée binaire, tout n’est pas noir ou blanc, je peux pleurer mes bébés et en même temps vouloir un autre enfant sans culpabilité.
Un pas après l’autre, j’ai avancé et aujourd’hui je dirais que mes bébés m’ont enrichie parce qu’ils m’ont amenée à reconsidérer ma vision des choses, mes relations avec les autres. Ils ont apporté plus de tolérance, d’empathie et d’amour dans ma vie. Je ne sais pas si j’aurais su dépasser le vide qu’ils ont laissé et donner ainsi un sens à leur existence sans le chemin parcouru avec Agapa. Cela m’apaise énormément de savoir que j’ai changé grâce à eux, je les en remercie.
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Témoignages et réflexions autour du deuil périnatal d’un jumeau.
par Nathalie Z., 2008, 260 p., livre en vente sur www.lulu.com
Deux bébés ! Je portais en moi deux bébés ! Nous attendions avec un bonheur intense des jumeaux, nos premiers enfants. Quelle joie ! Deux petites petites vies si précieuses ! Deux enfants à aimer ! Mon coeur explosait d’amour pour mes petits bouts de choux.
Le décès in utero de notre fils nous a plongé dans un abîme de désespoir. Rien n’est plus absurde, plus injuste que la mort de son enfant. le deuil périntala d’un jumeau est un deuil complexe puisque la vie et la mort se retrouvent liées dans un jeu insidieux de cache-cache. Les parents sont démunis et isolés face à de nombreuses problématiques. Ils sont soumis à des tâches psychologiquement opposées. Comment gérer la dualité des sentiments ? Doit-on se focaliser sur le jumeau vivant ? Faut-il cacher l’existence du jumeau décédé ? Quelles sont les conséquences de la mort d’un jumeau sur le jumeau esseulé ? Quel comportement adopter ?
La mort au lieu de la vie dérange dans la société qui préfère étouffer, oublier l’existence de ces bébés. les parents sont confrontés au mur du silence entourant le décès de leur enfant. Le bébé décédé doit-il figurer dans l’histoire familiale ? Quelles conséquences sur la fratrie à venir ? Quels rituels peut-on mettre en place ? Comment gérer les réactions de l’entourage ? Que dire ? Quelles sont les conséquences transgénérationnelles des deuils non faits ? Reconnaître l’existence de ces tout-petits est nécessaire pour l’élaboration du processus de deuil. J’ai mis au monde mes deux bébés prématurément. la séparation brutale avec ma fille a été une épreuve. Comment gérer ce traumatisme ? Comment retrouver confiance en ses capacités de mère ?
J’ai souhaité écrire afin que le deuil périnatal, plus particulièrement d’un jumeau, soit mieux reconnu. ce livre a été rédigé à quatre mains puisque le père de mes enfants a pris la parole concernant le ressenti du papa, bien trop souvent oublié. Des parents, ainsi que des jumeaux esseulés, témoignent de façon émouvante de la complexité de ce deuil si douloureux à vivre.
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“Après ma fausse couche, ce n’était pas tant le manque du bébé qui était difficile, parce que j’avais la conviction qu’il était ailleurs, sans moi mais ailleurs. C’était surtout le traumatisme d’un évènement que j’avais vécu violemment, auquel je n’étais absolument pas préparée et que je n’arrivais pas à passer.
Je suis arrivée à Agapa dans l’espoir de trouver une solution pour repartir dans la vie. Et j’ai été très soulagée d’y trouver un lieu doux, vraiment à l’écoute de ce que j’avais vécu et quelqu’un qui s’est mis à mon rythme, sans m’obliger à aller bien tout de suite. C’était la première fois que je pouvais exprimer ma douleur en sachant qu’elle n’était pas jugée, qu’elle était prise en compte, sans pour autant prendre toute la place.
La grande richesse d’AGAPA, pour moi, a été de faire un détour, de ne pas rester focaliser sur l’évènement traumatisant, mais de prendre le temps de relire mon histoire pour la comprendre dans son ensemble, avec la perte du bébé.
En arrivant, je ne voyais que ma douleur et mon incapacité à la surmonter, à continuer à être une mère pour ma première fille et une femme pour mon mari. AGAPA m’a donné l’occasion de me redécouvrir beaucoup plus largement, de voir dans mon histoire ce qui était beau, ce qui était une force, ce sur quoi je pouvais m’appuyer pour continuer et que je n’avais jamais vu, surtout dans ces conditions.
AGAPA a épousé mon rythme pour faire le deuil de cet enfant et être de nouveau en mesure d’en accueillir un autre. Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus équilibrée et paisible, heureuse d’être à nouveau enceinte, consciente de la chance que j’ai qu’il soit bien vivant !” Marie
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Un film réalisé par Stéphanie Chuat et Véronique Reymond
avec Michel Bouquet, Florence Loiret Caille et Eric Caravaca
C’est une histoire de cœur.
Celui d’Edmond n’est plus très solide. Mais il bat au rythme d’une indépendance farouche, celle qui lui fait refuser l’idée même d’entrer en maison de retraite, celle qui le pousse à refuser les soins de Rose, qu’on lui envoie comme infirmière à domicile. La jeune femme lui tient tête. Elle sait le tumulte qui saisit un coeur quand il faut accepter l’inacceptable. Le sien n’est pas encore remis : elle vient de perdre son bébé, mort-né à 8 mois de grossesse. Un jour, une mauvaise chute oblige Edmond à accepter l’aide de Rose…
Entretien avec les réalisatrices Stéphanie Chuat et Véronique Reymond
« … deux thématiques en parallèle, celle de la fin de vie, et celle du commencement de la vie : un homme qui craint la perspective de la maison de retraite et une femme qui ne se remet pas de la perte de son bébé mort-né. Nos deux personnages principaux n’ont à priori rien en commun, ils évoluent dans des réalités très différentes, et néanmoins ils sont tous deux confrontés au deuil, à la séparation. C’est ce lien commun qui va peu à peu les rapprocher. Au fond, « La petite chambre », c’est une réflexion sur l’identité, sur la « reconquête » de son identité, en fonction des séismes que la vie nous impose à tout âge. »
La critique de Mathilde Blottière sur TELERAMA.fr
“…une fiction délicate et sensible sur la vieillesse et le deuil. Dans le rôle d’un vieillard revêche au cœur malade, Michel Bouquet impose encore une fois son charisme mâtiné d’humour. Dans la peau d’une jeune infirmière dévastée par la perte de son bébé mort-né, Florence Loiret Caille a ce qu’il faut de douceur et de nervosité pour faire vibrer son personnage. La qualité de l’interprétation de ce film et l’approche intelligente du sujet lui donne une force émotionnelle inattendue”.
Site du film : http://www.lapetitechambre-lefilm.com/Accueil.html
par Béatrice Trichard-Gauthier, 2001
édité par l’Association Sparadrap
Quand une bévue de la nature inverse l’ordre des facteurs, quoi de plus douloureux pour des parents que de voir leur enfant mourir avant eux ?
On peut imaginer la stupéfaction, l’accablement d’un jeune couple à la découverte in utero d’une malformation peut-être fatale pour son bébé. On peut comprendre les interrogations, les hésitations, les scrupules de Denis et de son épouse, devant l’irrémédiable décision d’une IMG (interruption médicale de grossesse) à sept mois et demi.
C’est leur effroyable épreuve que relate Béatrice Trichard-Gautier dans ce livre d’une rare humanité. Avec une franchise pudique, elle nous fait partager ses doutes, ses angoisses, son impuissance devant le drame, devant le manque d’informations médicales, sa colère face à des administrations cruellement désinvoltes.
Le ton n’est jamais plaintif mais conserve au long de l’ouvrage beaucoup de retenue, reflet de la grande dignité dont a su faire preuve dans le malheur cette famille durement éprouvée.
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La mort de mes trois tout-petits en cours de grossesse ! Marie, Jacques et André. Déchirants événements de ma vie qui m’ont précipitée dans une douleur aussi incommunicable alors qu’incompréhensible, pour moi et mes proches. Très vite, il y a eu toutes ces décisions tellement rapides à prendre… sur des accouchements “hors du commun”, sur la matérialisation de traces tangibles auxquelles accrocher mon souvenir, sur des marques d’existence pouvant être reconnus de tous, sur des prénoms aussi… pas de funérailles possibles à l’époque ni de livret de famille et pourtant déjà j’avais l’intuition qu’il me fallait inscrire ces bébés affublés d’une trop brève mais bien réelle histoire de vie dans toute l’épaisseur et la densité de leur ancrage familial. J’apprends alors ce qu’est la traversée intime et personnelle du deuil, aventure de solitude extrême au plus profond de laquelle cependant se trouve cette force inattendue d’achèvement et de recommencement. Solitude incontournable et aussi créatrice mais non pas isolement et déni, synonymes, eux, d’enfermement et de stagnation dans une spirale de détresse et de souffrance. Car il est un espace insondable et solitaire dans chaque être où se cache tout notre potentiel de naissance à nouveau. Mais il a besoin d’un accompagnement pour être révélé.
C’est ce que propose si délicatement l’association AGAPA dans une belle démarche d’entraide qui ouvre un chemin souvent jusqu’alors inexploré : comment surmonter la douleur “insurmontable”… comment à partir d’une onde de choc dévastatrice résonnant au cœur des eaux intérieures, amorcer ce processus de retournement vers une mutation de soi-même… comment par l’écho de la parole reçue et donnée s’éveiller à de nouveau champs de conscience jusque-là contenus dans l’in-visible et mettre ainsi au jour des sens insoupçonnés à cette épreuve de la mort d’un tout-petit. L’accompagnement bienveillant amène à une bienveillance sur soi, à une meilleure et belle compréhension de son entièreté dans l’amour ; l’existence fait alors sens et tous les événements qui la constituent peuvent être honorés dans la paix, oui, dans la paix. C’est un témoignage de conversion à une joie nouvelle que je vous donne là… celui d’un TOUT possible qui résonne au cœur de l’être dans une merveilleuse réconciliation avec la Vie !
Chantal Haussaire-Niquet
Psychothérapeute Energéticienne
Formatrice et Consultante en deuil périnatal et techniques énergétiques
Auteure de “L’enfant interrompu”, Flammarion
et “Le deuil périnatal, le vivre et l’accompagner”, Le Souffle d’Or
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Il y a bientôt treize ans, j’ai perdu mon premier bébé au terme d’une belle grossesse. J’ai connu l’effondrement, la tristesse, le sentiment de culpabilité d’une mère qui n’a pas pu donner vie à son bébé. J’ai connu le silence dans mon entourage et l’impossibilité de parler de ce drame que j’étais en train de traverser. Or, j’avais besoin de parler et de savoir que d’autres femmes avaient survécu à cette même épreuve. J’avais besoin de décrire mon bébé et raconter mon accouchement. Ce n’était pas possible. On faisait comme si de rien n’était en espérant peut-être que j’oublie vite et que je passe à autre chose.
Aujourd’hui, mon travail auprès des parents endeuillés suite à un décès périnatal me montre l’importance de la parole dans la reconstruction de la vie. AGAPA est née en en 1994 et permet à ces parents de trouver un endroit où honorer leur bébé parti trop tôt et un espace où ils peuvent être écoutés dans leurs souffrances et sans jugement. Ces lieux sont essentiels, même pour ceux dont le deuil est ancien. Cela permet aussi de donner une juste place à l’enfant décédé au sein d’une famille, ce qui est important pour les parents mais aussi pour les frères et sœurs vivants ou à venir, et pour les générations suivantes. Parler du deuil périnatal est une question de santé publique !
Elisabeth Martineau
Auteur de « Surmonter la mort de l’enfant attendu », éd. Chronique Sociale
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La perte d’un bébé au cours de la grossesse ou de la naissance peut mettre dans un état de sidération : tout en soi s’apprêtait à donner la vie, et voilà qu’on donne la mort. Démunis, les proches proposent souvent le refoulement et l’oubli.Dans ces conditions, comment faire son deuil, repartir vivant, et poursuivre sa vie en étant à nouveau capable de joie ? Car en effet, je crois qu’il est possible de continuer à aimer la vie et à la savourer, malgré la perte de bébés successifs, et même quand aucun enfant vivant n’est encore venu apporter les joies familiales tant attendues… Mais pour cela il me semble utile de faire face à ses émotions, de leur donner la parole, puis d’intégrer l’évènement en soi.
J’ai reçu des témoignages bouleversants de femmes qui disaient, en lisant mon livre, avoir enfin pu pleurer un bébé perdu il y a 5, 10 ou 30 ans. Mais souvent cela ne suffit pas. Il faut trouver une oreille attentive, quelqu’un qui vous accompagne sans juger, sans dénigrer, sans minimiser, sans comparer, sans projeter. Agapa propose cela, car ce n’est pas un groupe de personnes en souffrance, mais une association de personnes humaines et formées.
Gaëlle Brunetaud
Auteur de « Marie-Kerguelen », paru aux éditions de l’Harmattan
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- Chantal Papin
Psychologue clinicienne - Psychothérapeute
Formatrice en deuil périnatal à la Fédération Européenne Vivre son Deuil
Lire son témoignage : “Aujourd’hui la mort donnée à un foetus est rarement accompagnée de temps d’écoute…”
- Gaëlle Brunetaud
Auteur de “Marie-Kerguelen”, paru aux éditions de l’Harmattan
Lire son témoignage : “La perte d’un bébé au cours de la grossesse ou de la naissance peut mettre dans un état de sidération…”
- Docteur Marie-Christine Botte-Guingant
Gynécologue médicale
Lire son témoignage : “…Plus tard, parfois longtemps après, elles ont besoin de dire leur douleur, de mettre des mots sur ce qu’elles ont ressenti, et ressentent encore…”
- Docteur Séjean Séjean
Gynécologue Accoucheur
Lire son témoignage : “Il arrive qu’une femme enceinte pense qu’elle ne peut ou ne doit pas garder sa grossesse…”
- Docteur Sophie-Mathilde Tauss
Psychiatre Psychanalyste
Lire son témoignage : “De ma place de psychiatre, m’est souvent apparue la gravité méconnue des souffrances liées à une interruption de grossesse…”
- Elisabeth Martineau
Auteur de “Surmonter la mort de l’enfant attendu” paru aux éditions Chronique sociale
Lire son témoignage : “.. mon travail auprès des parents endeuillés suite à un décès périnatal me montre l’importance de la parole dans la reconstruction de la vie…”
- Chantal Haussaire-Niquet
Psychothérapeute - Formatrice et consultante en deuil périnatal
Auteur de “L’enfant interrompu” paru aux éditions Flammarion et ”Le deuil périnatal, le vivre et l’accompagner” paru aux éditions du Souffle d’Or
Lire son témoignage : “… Comment surmonter la douleur insurmontable… (…) L’accompagnement bienveillant amène à une bienveillance sur soi…”
Christine Krautter et Valérie David-Bellouard, deux accompagnantes d’AGAPA, proposent une conférence-débat “Grossesses interrompues, mort d’un bébé à la naissance… quels chemins possibles quand ces événements envahissent ?”
Date : 6 avril 2010 de 20h30 à 22 heures
Lieu : Espace Brémontier, 5, rue Brémontier, 75017 Paris.
Conférence deuil périnatal