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Virginie ne retient pas seulement de ses bébés le chagrin de leur disparition, elle insiste sur ce qu’ils lui ont apporté et les voit surtout comme deux « trésors » qui l’enrichissent et qu’elle pourra aimer toujours…
Mes jumeaux sont morts parce qu’ils sont nés prématurément. Je me sentais alors tout à la fois pleine d’amour pour eux et vide parce que mes bras n’avaient pas de bébés à porter. Que faire de tout cet amour qui ne pouvait pas s’exprimer au travers de caresses? Comment continuer ma route sans perdre toute ma joie de vivre et ma confiance en la vie ?
A Agapa on ne m’a bien sûr pas proposé de solution toute prête par rapport à ces questions, mais on m’a offert un accompagnement dans l’épreuve que j’avais à traverser, un accompagnement à la fois suffisamment distant et extrêmement bienveillant.
Concrètement j’y ai trouvé une écoute vraie. En fait on m’écoutait, chose rare, sans chercher à « remplir » mes silences par des pseudo- solutions, des conseils, ou des comparaisons. Ainsi je me suis sentie autorisée à vivre ce deuil à ma façon, sans me soucier d’obtenir l’assentiment de l’autre. Je pouvais exprimer tout l’amour que j’avais pour eux, toute la peine que j’avais de les avoir perdus, sans qu’on me réponde que je devais « tourner la page » ou « aller de l’avant ». Et il me fallait précisément cette écoute et cette reconnaissance avant d’envisager l’avenir.
Dans le même temps, le parcours proposé par Agapa m’invitait à parler de moi et à me connaître mieux. Au fil des séances j’ai commencé à remettre en question un certain nombre de mes croyances et préjugés. J’ai appris notamment à ne plus m’enfermer dans un mode de pensée binaire, tout n’est pas noir ou blanc, je peux pleurer mes bébés et en même temps vouloir un autre enfant sans culpabilité.
Un pas après l’autre, j’ai avancé et aujourd’hui je dirais que mes bébés m’ont enrichie parce qu’ils m’ont amenée à reconsidérer ma vision des choses, mes relations avec les autres. Ils ont apporté plus de tolérance, d’empathie et d’amour dans ma vie. Je ne sais pas si j’aurais su dépasser le vide qu’ils ont laissé et donner ainsi un sens à leur existence sans le chemin parcouru avec Agapa. Cela m’apaise énormément de savoir que j’ai changé grâce à eux, je les en remercie.
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Des années après son IVG, Cécile témoigne de ce qui l’a aidée à trouver un apaisement.
Dix-huit ans après mon avortement, et malgré quatre naissances venues après, ma souffrance était toujours là. Après des années de suivi psychologique, rien ne pouvait endiguer les angoisses, les cauchemars, le stress et l’agressivité permanents dans lesquels je vivais.
Après la naissance de mon quatrième enfant, je me suis décidée à appeler une écoutante d’Agapa. Celle-ci m’a accueillie très gentiment, avec une grande douceur, et surtout une réelle bienveillance pour écouter le mal qui me rongeait. Pour la première fois, je faisais part à quelqu’un d’une souffrance qu’elle semblait comprendre, et qu’elle m’aidait à objectiver.
Lors des rencontres Agapa, la relecture de ma vie passée m’a permis de donner une place entière et réelle à celui que je considère comme mon enfant, et à me sentir plus légère. J’ai, par la suite, suivi une session avec un autre organisme offrant une approche spirituelle, importante pour moi.
C’est grâce à l’accompagnement d’Agapa, où j’ai trouvé une réelle compassion, que j’ai pu faire mes premiers pas de “libération”. Un immense merci donc, et plus particulièrement à mon accompagnante. Dans l’espoir que beaucoup d’autres personnes souffrant directement ou indirectement de l’avortement (hommes, femmes, personnels soignants, enfants de la même fratrie) puissent reprendre, eux aussi, un chemin de vie, je vous souhaite un beau chemin et vous engage à faire confiance à Agapa.
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“Après ma fausse couche, ce n’était pas tant le manque du bébé qui était difficile, parce que j’avais la conviction qu’il était ailleurs, sans moi mais ailleurs. C’était surtout le traumatisme d’un évènement que j’avais vécu violemment, auquel je n’étais absolument pas préparée et que je n’arrivais pas à passer.
Je suis arrivée à Agapa dans l’espoir de trouver une solution pour repartir dans la vie. Et j’ai été très soulagée d’y trouver un lieu doux, vraiment à l’écoute de ce que j’avais vécu et quelqu’un qui s’est mis à mon rythme, sans m’obliger à aller bien tout de suite. C’était la première fois que je pouvais exprimer ma douleur en sachant qu’elle n’était pas jugée, qu’elle était prise en compte, sans pour autant prendre toute la place.
La grande richesse d’AGAPA, pour moi, a été de faire un détour, de ne pas rester focaliser sur l’évènement traumatisant, mais de prendre le temps de relire mon histoire pour la comprendre dans son ensemble, avec la perte du bébé.
En arrivant, je ne voyais que ma douleur et mon incapacité à la surmonter, à continuer à être une mère pour ma première fille et une femme pour mon mari. AGAPA m’a donné l’occasion de me redécouvrir beaucoup plus largement, de voir dans mon histoire ce qui était beau, ce qui était une force, ce sur quoi je pouvais m’appuyer pour continuer et que je n’avais jamais vu, surtout dans ces conditions.
AGAPA a épousé mon rythme pour faire le deuil de cet enfant et être de nouveau en mesure d’en accueillir un autre. Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus équilibrée et paisible, heureuse d’être à nouveau enceinte, consciente de la chance que j’ai qu’il soit bien vivant !” Marie
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Micheline Garel et Hélène Legrand - Albin Michel, 2005
A l’heure où la grossesse est ardemment désirée, perdre le bébé qu’on attendait est une véritable blessure, à l’origine d’une souffrance que de nombreuses femmes assument dans le silence et la solitude, si ce n’est dans le désarroi le plus profond.
Pour répondre à un réel besoin, de réconfort, les auteurs donnent à toutes les informations médicales sur la fausse couche et la mort foetale in utero, sur leurs causes et leurs conséquences, et apportent le soutien psychologique que les femmes qui traversent cette expérience douloureuse sont en droit d’attendre.
S’appuyant sur des témoignages recueillis en milieu hospitalier, ce livre exhaustif et clair, qui intéressera aussi les soignants et les proches, aidera chaque femme concernée à vivre cette période difficile avant d’envisager, si elle le désire, une autre grossesse.
Micheline Garel, ingénieur de recherche à l’INSERM, est psychologue à la maternité de la Pitié-Salpétrière à Paris.
Hélène Legrand est gynécologue attachée à la maternité de Saint-Vincent-de-Paul à Paris
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Traverser le deuil d’un tout petit bébé
Suzy Fréchette-Piperni - Editions de Mortagne, 2005 - 442 p.
Contrairement aux croyances généralement véhiculées dans notre société, perdre un bébé attendu et aimé est une tragédie pour les parents. Ils voient tous leurs beaux rêves s’envoler. Et le chagrin qu’ils éprouvent ne se mesure pas au nombre de semaines de grossesse : il est proportionnel à l’amour que les parents ressentaient pour ce bébé et au rôle qu’il venait jouer dans leur vie.
Cet ouvrage a été conçu dans le but d’offrir aux parents un soutien efficace ainsi que des suggestions pour les aider à faire face aux moments difficiles, quelle que soit la perte périnatale qu’ils subissent : fausse couche précoce ou tardive, interruption médicale de la grossesse, accouchement d’un enfant mort-né, décès du nourrisson dans les heures ou semaines suivant la naissance.
Enrichi des centaines de témoignages d’autres parents qui ont vécu une expérience semblable, ce livre aidera les parents en processus de deuil à mieux comprendre leurs émotions pour qu’ils puissent s’en libérer et retrouver la sérénité qui leur permettra d’apprécier à nouveau la vie et ce, jusqu’à la grossesse suivante.
Grâce à cette lecture, tous ceux qui côtoient les parents en deuil - grands-parents, frères, soeurs, amis, collègues de travail -, qui sont touchés par leur perte et assistent, impuissants, à leur désespoir, trouveront les moyens de les réconforter avec respect et compassion.
L’auteur
Susy Fréchette-Piperni est infirmière spécialisée en deuil périnatal. Pionnière au Québec dans le soutien aux parents qui vivent une perte périnatale, elle a sur pied divers programmes pour répondre à leurs besoins au Centre hospitalier Pierre-Boiucher à Longueuil. Récipiendaire de plusieurs prix pour son travail innovateur, elle partage son temps entre l’aide apportée aux parents et les nombreuses conférences qu’elle donne à travers le Québec et la francophonie. Elle est aussi l’auteure de nombreuses publications s’adressant tant aux parents qu’aux professionnels de la santé.
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Le tabou des grossesses interrompues.
Stéphane Clerget - Fayard, 2007, 307 p.
Fausse couche, IVG (interruption volontaire de grossesse), interruption médicale de grossesse (IMG), grossesse extra-utérine, mort in utero : plus d’une grossesse sur deux n’est pas menée à son terme aujourd’hui. Pourquoi et quelles en sont les conséquences psychologiques sur le femme et son entourage ?
Le docteur Stéphane Clerget, psychiatre, nous fait part de son expérience, grâce à de multiples témoignages qu’il a recueillis au cours de ses consultations : non seulement ces interruptions, volontaires ou involontaires, son nombreuses mais elles laissent la plupart du temps des traces psychiques importantes chez la femme mais aussi chez l’homme et les enfants déjà présents ou à venir. Du traumatisme à la dépression, en passant par la colère, le déni ou la culpabilité, les réactions sont diverses et, trop souvent, niées par l’entourage qui a tendance à banaliser ces pertes. “C’est la sélection naturelle”, entend-on. “Au suivant” est le mot d’ordre. L’absence d’un véritable suivi pour ces personnes en difficulté est flagrante.
Ainsi, l’auteur lève le tabou de ces grossesses interrompues en donnant la parole à ces femmes qui souffrent en silence. Non seulement il nous fait part des mécanismes psychologiques qui sont à l’orgine de leurs troubles, mais il propose des remèdes, parmi lesquels la reconnaissance sociale du deuil périnatal élargie aux fausses couches.
Stépahne Clerget est psychiatre et pédopsychiatre. Il est l’auteur d’une dizaine de livres.
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Dialogue autour du deuil périnatal.
Elisabeth Martineau - Chronique Sociale, 2007, 136 p.
Lorsque son enfant attendu meurt au lieu de naître, on n’appréhende plus la vie de la même manière. Après l’annonce et l’effondrement, il y a le vide et le manque de sens. Plus rien n’a de goût ni de couleurs. Il faut du temps, beaucoup de temps pour se relever et retrouver confiance dans la vie.
Cet ouvrage est d’abord le récit d’une femme qui attendait son premier enfant mort in utero à quelques jours du terme de sa grossesse. A travers ses réflexions et questionnements de femme enceinte, ainsi que par les lettres que celle-ci écrivait à son bébé, le lecteur vit en direct mais avec beaucoup de délicatesse, la mort, la “naissance” et le deuil de Rapahaëlle.
Dix ans plus tard, Elisabeth Martineau revient sur cet événement douloureux, étape par étape. Avec l’aide de sages-femmes, médecins, psychiatres, ainsi que d’autres parents ayant perdu un enfant aurour de la naissance, elle ouvre un véritable dialogue de coeur à coeur sur le deuil périnatal. Des témoignages poignants, des pistes concrètes pour mieux comprendre et avancer.
Parmi les sujets traités, les paroles ou attitudes aidantes ou blessantes ; la communication en famille ; l’impact du deuil sur l’enfant à suivre ; le deuil des pères, des frères et soeurs, des grands-parents ; la reconnaissance juridique de l’enfant mort ; le deuil particulier après une Interruption Médicale de Grossesse (IMG) ; la fausse couche… Quels rites ? Quels gestes ? Quelles traces et enfin, quel sens donner à tout cela ?
Bon de commande - Surmonter la mort de l’enfant attendu
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Cette rubrique met à votre disposition un certain nombre d’éléments d’information :
- AGAPA a édité plusieurs documents destinés à être diffusés pour faire mieux connaître l’association. Ils sont à votre disposition sur simple appel ou mail.
- IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), IMG (Interruption Médicale de Grossesse), mort périnatale… quel est le contexte législatif ou administratif ? Quelques documents font le point.
- Enfin, il vous est proposé une liste d’ouvrages traitant des questions du deuil périnatal, de l’IVG ou de l’après IVG, de l’IMG, de la fausse couche, de la mort in utero… Simple liste reprenant généralement la 4ème de couverture des ouvrages, sans avis ni commentaire de la part de l’association AGAPA, dans laquelle chacun pourra y faire son choix et parfois y trouver une aide.
Dialogue autour du deuil périnatal.
Par Elisabeth Martineau - Chronique Sociale, 2008
Lorsque son enfant attendu meurt au lieu de naître, on n’appréhende plus la vie de la même manière. Après l’annonce et l’effondrement, il y a le vide et le manque de sens. Plus rien n’a de goût ni de couleurs. Il faut du temps, beaucoup de temps pour se relever et retrouver confiance dans la vie.
Cet ouvrage est d’abord le récit d’une femme qui attendait son premier enfant, mort à quelques jours du terme de se grossesse. A travers ses réflexions et questionnements de femme enceinte, ainsi que par les lettres que celle-ci écrivait à son bébé, le lecteur vit en direct mais avec beaucoup de délicatesse, la mort, la “naissance” et le deuil de Raphaëlle.
Dix ans plus tard, Elisabeth Martineau revient sur cet événement douloureux, étape par étape. Avec l’aide de sages-femmes, médecins, psychiatres, ainsi que d’autres parents ayant perdu un enfant autour de la naissance, elle ouvre un véritable dialogue de coeur à coeur sur le deuil périnatal. Des témoignages poignants, des pistes concrètes pour mieux comprendre et avancer.
Parmi les sujets traités : les paroles ou attitudes aidantes ou blessantes ; la communication en famille ; l’impact du deuil sur l’enfant à suivre ; le deuil des pères, des frères et soeurs, des grands-parents ; la reconnaissance juridique de l’enfant mort ; le deuil particulier après une interruption médicale de grossesse ; la fausse couche… Quels rites ? Quels gestes ? Quelles traces et enfin, quel sens donner à tout cela ?
Bon de commande - Surmonter la mort de l’enfant attendu
Cette rubrique vous présente qui nous sommes et l’esprit qui nous anime.
Un rapide historique revient sur ce qui fonde l’association : être un espace de parole pour tous ceux qui, touchés par une perte en cours de grossesse, puissent trouver un lieu leur permettant d’exprimer ce qu’ils ressentent.
Les statuts de l’association sont ensuite développés : écoute et accompagnement dans le respect de chacun, mais aussi formation de bénévoles et action de sensibilisation pour mieux faire entendre la voix d’hommes et de femmes confrontés à une interruption de grossesse.
Quels sont les acteurs engagés à AGAPA ? Comment sont-ils formés ? Quel est leur rôle ?
L’adhésion de tous les bénévoles à un code de déontologie souligne l’importance qu’AGAPA donne au respect de chaque personne accueillie.
Certains médias parlent d’AGAPA et nous aide à mieux faire connaître notre action.