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Le 1er mardi ouvré de chaque trimestre a lieu, de 8h45 à 9h15 au crématorium du Père Lachaise, une cérémonie en mémoire des enfants décédés avant ou au moment de la naissance. Les parents et proches qui le souhaitent sont cordialement invités à y participer.
Les dates des cérémonies :
- mardi 3 janvier 2012, de 8h45 à 9h15
- mardi 3 avril, de 8h45 à 9h15
- mardi 3 juillet, de 8h45 à 9h15
- mardi 2 octobre, de 8h45 à 9h15
- mardi 8 janvier 2013, de 8h45 à 9h15
Plus d’informations sur
http://www.crematorium-perelachaise.fr/p_cremation_et_mort_perinatale_60.html#a94
Virginie ne retient pas seulement de ses bébés le chagrin de leur disparition, elle insiste sur ce qu’ils lui ont apporté et les voit surtout comme deux « trésors » qui l’enrichissent et qu’elle pourra aimer toujours…
Mes jumeaux sont morts parce qu’ils sont nés prématurément. Je me sentais alors tout à la fois pleine d’amour pour eux et vide parce que mes bras n’avaient pas de bébés à porter. Que faire de tout cet amour qui ne pouvait pas s’exprimer au travers de caresses? Comment continuer ma route sans perdre toute ma joie de vivre et ma confiance en la vie ?
A Agapa on ne m’a bien sûr pas proposé de solution toute prête par rapport à ces questions, mais on m’a offert un accompagnement dans l’épreuve que j’avais à traverser, un accompagnement à la fois suffisamment distant et extrêmement bienveillant.
Concrètement j’y ai trouvé une écoute vraie. En fait on m’écoutait, chose rare, sans chercher à « remplir » mes silences par des pseudo- solutions, des conseils, ou des comparaisons. Ainsi je me suis sentie autorisée à vivre ce deuil à ma façon, sans me soucier d’obtenir l’assentiment de l’autre. Je pouvais exprimer tout l’amour que j’avais pour eux, toute la peine que j’avais de les avoir perdus, sans qu’on me réponde que je devais « tourner la page » ou « aller de l’avant ». Et il me fallait précisément cette écoute et cette reconnaissance avant d’envisager l’avenir.
Dans le même temps, le parcours proposé par Agapa m’invitait à parler de moi et à me connaître mieux. Au fil des séances j’ai commencé à remettre en question un certain nombre de mes croyances et préjugés. J’ai appris notamment à ne plus m’enfermer dans un mode de pensée binaire, tout n’est pas noir ou blanc, je peux pleurer mes bébés et en même temps vouloir un autre enfant sans culpabilité.
Un pas après l’autre, j’ai avancé et aujourd’hui je dirais que mes bébés m’ont enrichie parce qu’ils m’ont amenée à reconsidérer ma vision des choses, mes relations avec les autres. Ils ont apporté plus de tolérance, d’empathie et d’amour dans ma vie. Je ne sais pas si j’aurais su dépasser le vide qu’ils ont laissé et donner ainsi un sens à leur existence sans le chemin parcouru avec Agapa. Cela m’apaise énormément de savoir que j’ai changé grâce à eux, je les en remercie.
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Des années après son IVG, Cécile témoigne de ce qui l’a aidée à trouver un apaisement.
Dix-huit ans après mon avortement, et malgré quatre naissances venues après, ma souffrance était toujours là. Après des années de suivi psychologique, rien ne pouvait endiguer les angoisses, les cauchemars, le stress et l’agressivité permanents dans lesquels je vivais.
Après la naissance de mon quatrième enfant, je me suis décidée à appeler une écoutante d’Agapa. Celle-ci m’a accueillie très gentiment, avec une grande douceur, et surtout une réelle bienveillance pour écouter le mal qui me rongeait. Pour la première fois, je faisais part à quelqu’un d’une souffrance qu’elle semblait comprendre, et qu’elle m’aidait à objectiver.
Lors des rencontres Agapa, la relecture de ma vie passée m’a permis de donner une place entière et réelle à celui que je considère comme mon enfant, et à me sentir plus légère. J’ai, par la suite, suivi une session avec un autre organisme offrant une approche spirituelle, importante pour moi.
C’est grâce à l’accompagnement d’Agapa, où j’ai trouvé une réelle compassion, que j’ai pu faire mes premiers pas de “libération”. Un immense merci donc, et plus particulièrement à mon accompagnante. Dans l’espoir que beaucoup d’autres personnes souffrant directement ou indirectement de l’avortement (hommes, femmes, personnels soignants, enfants de la même fratrie) puissent reprendre, eux aussi, un chemin de vie, je vous souhaite un beau chemin et vous engage à faire confiance à Agapa.
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Mort périnatale : état des lieux, homogénéisation des pratiques et coordination des acteurs
Le jeudi 9 juin 2011 de 8h30 à 17 h
A l’auditorium de l’Hôpital européen Georges Pompidou - Paris 15ème
“… les familles touchées par cette épreuve doivent pouvoir bénéficier d’un accompaganement de qualité fondé sur le respect de la part des professionnels de santé…”
Cette journée de formation vise à à répondre aux recommandations de la circulaire du 9 juin 2009 et se propose de :
- permettre aux personnes confrontées à la mort périnatale de se rencontrer et d’échanger ;
- Informer sur les évolutions réglementaires récentes ;
- Initier une réflexion en vue d’homogénéiser les pratiques et d’améliorer l’accompagnement des parents.
Agapa participe à ce colloque de formation.
Consulter la plaquette de présentation
programme-colloque-mort-perinatale-9-juin-2011.pdf
Visualiser les Actes du colloque
Mort d’un enfant autour de la naissance : Quel accompagnement ? Actes du Colloque du 9 juin 2011
Mardi 29 mars 2011
à 20h
Salle des Franciscains,
7 rue Marie-Rose - 75014 PARIS (métro Alésia ou Porte d’Orléans)
L’association Apprivoiser l’Absence organise une conférence débat
avec Lytta Basset sur le thème :
« Pour sortir de la culpabilité »
Après la mort d’un proche, le sentiment de culpabilité est souvent très présent et obsédant. Se sentir coupable, c’est se faire des reproches de ne pas avoir fait ce qu’il fallait faire, de ne pas avoir vu, de ne pas avoir été à la hauteur… Ces reproches conduisent à un jugement impitoyable sur soi-même et une baisse de l’estime de soi, qui rendent encore plus difficile la reconstruction personnelle. Comment sortir de cette spirale infernale ?
Lytta Basset est philosophe et théologienne protestante ; elle est professeure à l’université de Neuchâtel et auteure de nombreux ouvrages, dont : « Culpabilité, paralysie du cœur », « Ce lien qui ne meurt jamais » et « Aimer sans dévorer ».
A l’issue de cette rencontre, un verre de l’amitié permettra à ceux qui le souhaitent de se retrouver ou de faire connaissance.
Cette soirée est ouverte à tous.
Libre participation aux frais.
Pour tous renseignements, vous pouvez contacter l’association
Apprivoiser l’Absence
21 rue des Malmaisons
75013 Paris
07 86 38 10 65
www.apprivoiserlabsence.com
contact@apprivoiserlabsence.com
Témoignages et réflexions autour du deuil périnatal d’un jumeau.
par Nathalie Z., 2008, 260 p., livre en vente sur www.lulu.com
Deux bébés ! Je portais en moi deux bébés ! Nous attendions avec un bonheur intense des jumeaux, nos premiers enfants. Quelle joie ! Deux petites petites vies si précieuses ! Deux enfants à aimer ! Mon coeur explosait d’amour pour mes petits bouts de choux.
Le décès in utero de notre fils nous a plongé dans un abîme de désespoir. Rien n’est plus absurde, plus injuste que la mort de son enfant. le deuil périntala d’un jumeau est un deuil complexe puisque la vie et la mort se retrouvent liées dans un jeu insidieux de cache-cache. Les parents sont démunis et isolés face à de nombreuses problématiques. Ils sont soumis à des tâches psychologiquement opposées. Comment gérer la dualité des sentiments ? Doit-on se focaliser sur le jumeau vivant ? Faut-il cacher l’existence du jumeau décédé ? Quelles sont les conséquences de la mort d’un jumeau sur le jumeau esseulé ? Quel comportement adopter ?
La mort au lieu de la vie dérange dans la société qui préfère étouffer, oublier l’existence de ces bébés. les parents sont confrontés au mur du silence entourant le décès de leur enfant. Le bébé décédé doit-il figurer dans l’histoire familiale ? Quelles conséquences sur la fratrie à venir ? Quels rituels peut-on mettre en place ? Comment gérer les réactions de l’entourage ? Que dire ? Quelles sont les conséquences transgénérationnelles des deuils non faits ? Reconnaître l’existence de ces tout-petits est nécessaire pour l’élaboration du processus de deuil. J’ai mis au monde mes deux bébés prématurément. la séparation brutale avec ma fille a été une épreuve. Comment gérer ce traumatisme ? Comment retrouver confiance en ses capacités de mère ?
J’ai souhaité écrire afin que le deuil périnatal, plus particulièrement d’un jumeau, soit mieux reconnu. ce livre a été rédigé à quatre mains puisque le père de mes enfants a pris la parole concernant le ressenti du papa, bien trop souvent oublié. Des parents, ainsi que des jumeaux esseulés, témoignent de façon émouvante de la complexité de ce deuil si douloureux à vivre.
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Un film réalisé par Stéphanie Chuat et Véronique Reymond
avec Michel Bouquet, Florence Loiret Caille et Eric Caravaca
C’est une histoire de cœur.
Celui d’Edmond n’est plus très solide. Mais il bat au rythme d’une indépendance farouche, celle qui lui fait refuser l’idée même d’entrer en maison de retraite, celle qui le pousse à refuser les soins de Rose, qu’on lui envoie comme infirmière à domicile. La jeune femme lui tient tête. Elle sait le tumulte qui saisit un coeur quand il faut accepter l’inacceptable. Le sien n’est pas encore remis : elle vient de perdre son bébé, mort-né à 8 mois de grossesse. Un jour, une mauvaise chute oblige Edmond à accepter l’aide de Rose…
Entretien avec les réalisatrices Stéphanie Chuat et Véronique Reymond
« … deux thématiques en parallèle, celle de la fin de vie, et celle du commencement de la vie : un homme qui craint la perspective de la maison de retraite et une femme qui ne se remet pas de la perte de son bébé mort-né. Nos deux personnages principaux n’ont à priori rien en commun, ils évoluent dans des réalités très différentes, et néanmoins ils sont tous deux confrontés au deuil, à la séparation. C’est ce lien commun qui va peu à peu les rapprocher. Au fond, « La petite chambre », c’est une réflexion sur l’identité, sur la « reconquête » de son identité, en fonction des séismes que la vie nous impose à tout âge. »
La critique de Mathilde Blottière sur TELERAMA.fr
“…une fiction délicate et sensible sur la vieillesse et le deuil. Dans le rôle d’un vieillard revêche au cœur malade, Michel Bouquet impose encore une fois son charisme mâtiné d’humour. Dans la peau d’une jeune infirmière dévastée par la perte de son bébé mort-né, Florence Loiret Caille a ce qu’il faut de douceur et de nervosité pour faire vibrer son personnage. La qualité de l’interprétation de ce film et l’approche intelligente du sujet lui donne une force émotionnelle inattendue”.
Site du film : http://www.lapetitechambre-lefilm.com/Accueil.html
La législation et la réglementation ont été, au fil des années, vers une meilleure reconnaissance des ces morts précoces.
Loi du 8 janvier 1993 et circulaire du 22 juillet 1993
Lorsqu’un enfant est décédé avant que sa naissance ait été déclarée à l’état civil, l’officier de l’état civil établit un acte de naissance et un acte de décès sur production d’un certificat médical indiquant que l’enfant est né vivant et viable et précisant les jours et heures de sa naissance et de son décès.
A défaut du certificat médical prévu à l’alinéa précédent, l’officier de l’état civil établit un acte d’enfant sans vie.
Circulaire du 3 mars 1993
Elle vient préciser la notion « d’enfants décédés avant la déclaration de naissance à l’officier de l’état civil.
L’acte d’enfant sans vie ne sera désormais dressé par l’officier de l’état civil que lorsqu’il n’est pas établi que l’enfant est né vivant et viable.
Il en est ainsi :
- lorsque l’enfant, sans vie au moment de la déclaration à l’état civil, est né vivant,mais non viable; l’officier de l’état civil dressera l’acte sur production d’un certificat médical quelle que soit la durée de la gestation;
- ou lorsque l’enfant est mort-né après une gestation de plus de 180 jours (environ 6 mois).
Circulaire n°50 du 22 juillet 1993
Elle précise les critères de viabilité à la naissance.
Selon les recommandations de l’OMS (1977), la limite basse pour l’établissement d’un acte de naissance pour des enfants nés vivants correspond au terme de vingt-deux semaines d’aménorrhée ou à un poids de 500 grammes.
Circulaire n°2001/576 du 30 novembre 2001 et arrêté du 19 juillet 2002
Viennent encore préciser et modifier les conditions de déclaration à l’état civil.
Désormais le seuil de reconnaissance juridique d’un fœtus est de 22 semaines d’aménorrhée ou un poids de 500 grammes, que ce soit pour l’établissement d’un acte de naissance et d’un acte de décès, ou pour l’établissement d’un acte d’enfant nés sans vie.
Décret n°2008-798 et n°2008-8000 et arrêtés du 20 août 2008
Deux décrets du Ministère de la Justice (complétés par deux arrêtés du même jour) relatifs à l’enfant né sans vie ont été publiés au Journal officiel du 22 août 2008.
Ils stipulent que désormais les fœtus nés sans vie pourront être inscrit dans le livret de famille et leurs parents pourront organiser des obsèques.
Le décret n°2008-798 permet aux parents non mariés, dont l’enfant sans vie est leur premier enfant de demander un livret de famille.
Il y est noté l’indication d’enfant sans vie, la date et le lieu de l’accouchement.
Le décret n°2008-8000 du 20 août 2008 prévoit que l’acte d’enfant sans vie peut être obtenu auprès de l’officier de l’état civil, sur production d’un certificat médical constatant l’existence d’un accouchement ainsi que l’heure, le jour et le lieu de cet accouchement.
Ce décret est complété par un arrêté précisant les conditions d’établissement de ce certificat. Seuls les accouchements spontanés ou provoqués pour raisons médicales, ouvrent la possibilité d’un certificat d’accouchement. Les interruptions précoces de grossesse, les fausses couches précoces ainsi que les interruptions volontaires de grossesse ne donnent pas droit à la délivrance d’un certificat d’accouchement.
Ces deux décret et arrêtés laissaient quelques interrogations. Le nombre de semaines de grossesses à partir desquelles n’est pas explicitement donné : s’agit-il de 14 sa, seuil au-delà duquel l’IVG n’est plus possible, ou 16 sa, comme l’a annoncé la presse ?
Quel est l’effet rétroactif de ces décrets ? Venant préciser une loi de 1993, concernent-ils tous les enfants morts nés depuis cette date ?
Circulaire du 19 juin 2009
Elle vient préciser les règles à respecter en matière d’enregistrement à l’état civil, de délivrance d’un livret de famille et de prise en charge des corps pour les enfants soit décédés avant la déclaration de naissance, soit pouvant être déclarés sans vie.
La circulaire précise notamment les conditions d’établissement du certificat médical d’accouchement : « Il implique le recueil d’un corps formé - y compris congénitalement malformé - et sexué, quand bien même le processus de maturation demeure inachevé et à l’exclusion des masses tissulaires sans aspect morphologique. Ainsi les situations d’interruption volontaire de grossesse et les situations d’interruption spontanée précoce de grossesse (…) survenant en deçà de la quinzième semaine d’aménorrhée, ne répondent pas, en principe, aux conditions permettant l’établissement d’un certificat médical d’accouchement.
Pour les enfants morts nés avant 2008, l’acte d’enfant né sans vie peut être donné à condition d’avoir un certificat d’accouchement et si l’accouchement a eu lieu après le 11 janvier 1993 (dernière loi sur les déclarations à l’état civil).
La circulaire recommande, en outre, aux établissements de santé les modalités à mettre en œuvre en vue d’un meilleur accompagnement des familles endeuillées.
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La mort de mes trois tout-petits en cours de grossesse ! Marie, Jacques et André. Déchirants événements de ma vie qui m’ont précipitée dans une douleur aussi incommunicable alors qu’incompréhensible, pour moi et mes proches. Très vite, il y a eu toutes ces décisions tellement rapides à prendre… sur des accouchements “hors du commun”, sur la matérialisation de traces tangibles auxquelles accrocher mon souvenir, sur des marques d’existence pouvant être reconnus de tous, sur des prénoms aussi… pas de funérailles possibles à l’époque ni de livret de famille et pourtant déjà j’avais l’intuition qu’il me fallait inscrire ces bébés affublés d’une trop brève mais bien réelle histoire de vie dans toute l’épaisseur et la densité de leur ancrage familial. J’apprends alors ce qu’est la traversée intime et personnelle du deuil, aventure de solitude extrême au plus profond de laquelle cependant se trouve cette force inattendue d’achèvement et de recommencement. Solitude incontournable et aussi créatrice mais non pas isolement et déni, synonymes, eux, d’enfermement et de stagnation dans une spirale de détresse et de souffrance. Car il est un espace insondable et solitaire dans chaque être où se cache tout notre potentiel de naissance à nouveau. Mais il a besoin d’un accompagnement pour être révélé.
C’est ce que propose si délicatement l’association AGAPA dans une belle démarche d’entraide qui ouvre un chemin souvent jusqu’alors inexploré : comment surmonter la douleur “insurmontable”… comment à partir d’une onde de choc dévastatrice résonnant au cœur des eaux intérieures, amorcer ce processus de retournement vers une mutation de soi-même… comment par l’écho de la parole reçue et donnée s’éveiller à de nouveau champs de conscience jusque-là contenus dans l’in-visible et mettre ainsi au jour des sens insoupçonnés à cette épreuve de la mort d’un tout-petit. L’accompagnement bienveillant amène à une bienveillance sur soi, à une meilleure et belle compréhension de son entièreté dans l’amour ; l’existence fait alors sens et tous les événements qui la constituent peuvent être honorés dans la paix, oui, dans la paix. C’est un témoignage de conversion à une joie nouvelle que je vous donne là… celui d’un TOUT possible qui résonne au cœur de l’être dans une merveilleuse réconciliation avec la Vie !
Chantal Haussaire-Niquet
Psychothérapeute Energéticienne
Formatrice et Consultante en deuil périnatal et techniques énergétiques
Auteure de “L’enfant interrompu”, Flammarion
et “Le deuil périnatal, le vivre et l’accompagner”, Le Souffle d’Or
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Il y a bientôt treize ans, j’ai perdu mon premier bébé au terme d’une belle grossesse. J’ai connu l’effondrement, la tristesse, le sentiment de culpabilité d’une mère qui n’a pas pu donner vie à son bébé. J’ai connu le silence dans mon entourage et l’impossibilité de parler de ce drame que j’étais en train de traverser. Or, j’avais besoin de parler et de savoir que d’autres femmes avaient survécu à cette même épreuve. J’avais besoin de décrire mon bébé et raconter mon accouchement. Ce n’était pas possible. On faisait comme si de rien n’était en espérant peut-être que j’oublie vite et que je passe à autre chose.
Aujourd’hui, mon travail auprès des parents endeuillés suite à un décès périnatal me montre l’importance de la parole dans la reconstruction de la vie. AGAPA est née en en 1994 et permet à ces parents de trouver un endroit où honorer leur bébé parti trop tôt et un espace où ils peuvent être écoutés dans leurs souffrances et sans jugement. Ces lieux sont essentiels, même pour ceux dont le deuil est ancien. Cela permet aussi de donner une juste place à l’enfant décédé au sein d’une famille, ce qui est important pour les parents mais aussi pour les frères et sœurs vivants ou à venir, et pour les générations suivantes. Parler du deuil périnatal est une question de santé publique !
Elisabeth Martineau
Auteur de « Surmonter la mort de l’enfant attendu », éd. Chronique Sociale
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