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Virginie ne retient pas seulement de ses bébés le chagrin de leur disparition, elle insiste sur ce qu’ils lui ont apporté et les voit surtout comme deux « trésors » qui l’enrichissent et qu’elle pourra aimer toujours…
Mes jumeaux sont morts parce qu’ils sont nés prématurément. Je me sentais alors tout à la fois pleine d’amour pour eux et vide parce que mes bras n’avaient pas de bébés à porter. Que faire de tout cet amour qui ne pouvait pas s’exprimer au travers de caresses? Comment continuer ma route sans perdre toute ma joie de vivre et ma confiance en la vie ?
A Agapa on ne m’a bien sûr pas proposé de solution toute prête par rapport à ces questions, mais on m’a offert un accompagnement dans l’épreuve que j’avais à traverser, un accompagnement à la fois suffisamment distant et extrêmement bienveillant.
Concrètement j’y ai trouvé une écoute vraie. En fait on m’écoutait, chose rare, sans chercher à « remplir » mes silences par des pseudo- solutions, des conseils, ou des comparaisons. Ainsi je me suis sentie autorisée à vivre ce deuil à ma façon, sans me soucier d’obtenir l’assentiment de l’autre. Je pouvais exprimer tout l’amour que j’avais pour eux, toute la peine que j’avais de les avoir perdus, sans qu’on me réponde que je devais « tourner la page » ou « aller de l’avant ». Et il me fallait précisément cette écoute et cette reconnaissance avant d’envisager l’avenir.
Dans le même temps, le parcours proposé par Agapa m’invitait à parler de moi et à me connaître mieux. Au fil des séances j’ai commencé à remettre en question un certain nombre de mes croyances et préjugés. J’ai appris notamment à ne plus m’enfermer dans un mode de pensée binaire, tout n’est pas noir ou blanc, je peux pleurer mes bébés et en même temps vouloir un autre enfant sans culpabilité.
Un pas après l’autre, j’ai avancé et aujourd’hui je dirais que mes bébés m’ont enrichie parce qu’ils m’ont amenée à reconsidérer ma vision des choses, mes relations avec les autres. Ils ont apporté plus de tolérance, d’empathie et d’amour dans ma vie. Je ne sais pas si j’aurais su dépasser le vide qu’ils ont laissé et donner ainsi un sens à leur existence sans le chemin parcouru avec Agapa. Cela m’apaise énormément de savoir que j’ai changé grâce à eux, je les en remercie.
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“Après ma fausse couche, ce n’était pas tant le manque du bébé qui était difficile, parce que j’avais la conviction qu’il était ailleurs, sans moi mais ailleurs. C’était surtout le traumatisme d’un évènement que j’avais vécu violemment, auquel je n’étais absolument pas préparée et que je n’arrivais pas à passer.
Je suis arrivée à Agapa dans l’espoir de trouver une solution pour repartir dans la vie. Et j’ai été très soulagée d’y trouver un lieu doux, vraiment à l’écoute de ce que j’avais vécu et quelqu’un qui s’est mis à mon rythme, sans m’obliger à aller bien tout de suite. C’était la première fois que je pouvais exprimer ma douleur en sachant qu’elle n’était pas jugée, qu’elle était prise en compte, sans pour autant prendre toute la place.
La grande richesse d’AGAPA, pour moi, a été de faire un détour, de ne pas rester focaliser sur l’évènement traumatisant, mais de prendre le temps de relire mon histoire pour la comprendre dans son ensemble, avec la perte du bébé.
En arrivant, je ne voyais que ma douleur et mon incapacité à la surmonter, à continuer à être une mère pour ma première fille et une femme pour mon mari. AGAPA m’a donné l’occasion de me redécouvrir beaucoup plus largement, de voir dans mon histoire ce qui était beau, ce qui était une force, ce sur quoi je pouvais m’appuyer pour continuer et que je n’avais jamais vu, surtout dans ces conditions.
AGAPA a épousé mon rythme pour faire le deuil de cet enfant et être de nouveau en mesure d’en accueillir un autre. Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus équilibrée et paisible, heureuse d’être à nouveau enceinte, consciente de la chance que j’ai qu’il soit bien vivant !” Marie
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Un film réalisé par Stéphanie Chuat et Véronique Reymond
avec Michel Bouquet, Florence Loiret Caille et Eric Caravaca
C’est une histoire de cœur.
Celui d’Edmond n’est plus très solide. Mais il bat au rythme d’une indépendance farouche, celle qui lui fait refuser l’idée même d’entrer en maison de retraite, celle qui le pousse à refuser les soins de Rose, qu’on lui envoie comme infirmière à domicile. La jeune femme lui tient tête. Elle sait le tumulte qui saisit un coeur quand il faut accepter l’inacceptable. Le sien n’est pas encore remis : elle vient de perdre son bébé, mort-né à 8 mois de grossesse. Un jour, une mauvaise chute oblige Edmond à accepter l’aide de Rose…
Entretien avec les réalisatrices Stéphanie Chuat et Véronique Reymond
« … deux thématiques en parallèle, celle de la fin de vie, et celle du commencement de la vie : un homme qui craint la perspective de la maison de retraite et une femme qui ne se remet pas de la perte de son bébé mort-né. Nos deux personnages principaux n’ont à priori rien en commun, ils évoluent dans des réalités très différentes, et néanmoins ils sont tous deux confrontés au deuil, à la séparation. C’est ce lien commun qui va peu à peu les rapprocher. Au fond, « La petite chambre », c’est une réflexion sur l’identité, sur la « reconquête » de son identité, en fonction des séismes que la vie nous impose à tout âge. »
La critique de Mathilde Blottière sur TELERAMA.fr
“…une fiction délicate et sensible sur la vieillesse et le deuil. Dans le rôle d’un vieillard revêche au cœur malade, Michel Bouquet impose encore une fois son charisme mâtiné d’humour. Dans la peau d’une jeune infirmière dévastée par la perte de son bébé mort-né, Florence Loiret Caille a ce qu’il faut de douceur et de nervosité pour faire vibrer son personnage. La qualité de l’interprétation de ce film et l’approche intelligente du sujet lui donne une force émotionnelle inattendue”.
Site du film : http://www.lapetitechambre-lefilm.com/Accueil.html
De ma place de psychiatre psychothérapeute, m’est souvent apparue la gravité méconnue des souffrances liées à une interruption de grossesse qu’elle soit « médicale » ou « volontaire ».
Souffrances parfois enfouies sous le poids d’une culpabilité tellement indicible dans notre société, qu’elles se cachent derrière le masque du déni ou de la banalisation voire même de la revendication…
Ayant proposé, il y a quelques années, en vue de la création d’un réseau (d’aide à la décision d’interruption de grossesse), un groupe de réflexion sur « fécondité et ses avatars » à divers intervenants, professionnels de santé (psychiatres, gynécologues, sages femmes …), sans avoir pu créer ce réseau par manque de moyens, la rencontre de l’association AGAPA a été pour moi, la confirmation de la nécessité de poursuivre ce travail, et de relancer ce projet dans une optique préventive.
AGAPA se situe délibérément en aval, dans l’écoute et l’accompagnement de personnes ayant déjà traversé cette épreuve, pour que circule la parole autour du deuil, de la perte, et que le silence, l’indifférence ou l’incompréhension ne vienne pas figer la souffrance de cette épreuve, la rendre muette, cachée, voire encryptée (et ainsi, désormais véhiculée dans une transmission générationnelle qui peut peser lourd…).
Là aussi, l’aspect préventif de cette approche me semble importante.
J’ai trouvé à AGAPA une équipe de personnes attentives, motivées, sensibilisées à ces questions et aptes à remplir ce délicat rôle d’écoutantes et d’accompagnantes de ces douleurs liées au deuil ante et péri natal dont l’expression reste encore trop souvent muette car inentendable dans notre culture.
Docteur Sophie-Mathilde Tauss
Psychiatre Psychanalyste
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Je pense à ces femmes qui découvrent, souvent à l’occasion d’une échographie, première rencontre attendue avec leur enfant, qu’il est malformé. En plus de leur déception, s’ajoute un sentiment d’injustice et de culpabilité. C’est peu dire qu’elles vivent cette annonce comme un cataclysme et leur première réaction est de vouloir en finir au plus vite.Mais plus tard, parfois longtemps après, elles ont besoin de dire leur douleur, de mettre des mots sur ce qu’elles ont ressenti, et ressentent encore, sur la culpabilité de ne pas avoir fait un enfant « normal », la culpabilité d’avoir dû prendre la décision d’une interruption, c’est-à-dire d’être à l’origine de la mort de leur enfant. Elles ont alors besoin d’être entendues, écoutées pour laisser s’exprimer, s’extérioriser tout leur chagrin.
C’est dans ce contexte qu’un soutien peut leur être proposé et qu’il aidera à cicatriser la blessure pour leur permettre de vivre avec, sans la gommer mais en l’acceptant comme faisant partie de soi.
Quand je rencontre une personne souffrant d’une perte d’enfant ou d’une interruption de grossesse mal vécue, je peux lui proposer un accompagnement avec une association comme Agapa où les écoutantes sont formées à cet accueil bien spécifique.
Docteur Marie- Christine Botte-Guingant
Gynécologue médicale
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La perte d’un bébé au cours de la grossesse ou de la naissance peut mettre dans un état de sidération : tout en soi s’apprêtait à donner la vie, et voilà qu’on donne la mort. Démunis, les proches proposent souvent le refoulement et l’oubli.Dans ces conditions, comment faire son deuil, repartir vivant, et poursuivre sa vie en étant à nouveau capable de joie ? Car en effet, je crois qu’il est possible de continuer à aimer la vie et à la savourer, malgré la perte de bébés successifs, et même quand aucun enfant vivant n’est encore venu apporter les joies familiales tant attendues… Mais pour cela il me semble utile de faire face à ses émotions, de leur donner la parole, puis d’intégrer l’évènement en soi.
J’ai reçu des témoignages bouleversants de femmes qui disaient, en lisant mon livre, avoir enfin pu pleurer un bébé perdu il y a 5, 10 ou 30 ans. Mais souvent cela ne suffit pas. Il faut trouver une oreille attentive, quelqu’un qui vous accompagne sans juger, sans dénigrer, sans minimiser, sans comparer, sans projeter. Agapa propose cela, car ce n’est pas un groupe de personnes en souffrance, mais une association de personnes humaines et formées.
Gaëlle Brunetaud
Auteur de « Marie-Kerguelen », paru aux éditions de l’Harmattan
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- Chantal Papin
Psychologue clinicienne - Psychothérapeute
Formatrice en deuil périnatal à la Fédération Européenne Vivre son Deuil
Lire son témoignage : “Aujourd’hui la mort donnée à un foetus est rarement accompagnée de temps d’écoute…”
- Gaëlle Brunetaud
Auteur de “Marie-Kerguelen”, paru aux éditions de l’Harmattan
Lire son témoignage : “La perte d’un bébé au cours de la grossesse ou de la naissance peut mettre dans un état de sidération…”
- Docteur Marie-Christine Botte-Guingant
Gynécologue médicale
Lire son témoignage : “…Plus tard, parfois longtemps après, elles ont besoin de dire leur douleur, de mettre des mots sur ce qu’elles ont ressenti, et ressentent encore…”
- Docteur Séjean Séjean
Gynécologue Accoucheur
Lire son témoignage : “Il arrive qu’une femme enceinte pense qu’elle ne peut ou ne doit pas garder sa grossesse…”
- Docteur Sophie-Mathilde Tauss
Psychiatre Psychanalyste
Lire son témoignage : “De ma place de psychiatre, m’est souvent apparue la gravité méconnue des souffrances liées à une interruption de grossesse…”
- Elisabeth Martineau
Auteur de “Surmonter la mort de l’enfant attendu” paru aux éditions Chronique sociale
Lire son témoignage : “.. mon travail auprès des parents endeuillés suite à un décès périnatal me montre l’importance de la parole dans la reconstruction de la vie…”
- Chantal Haussaire-Niquet
Psychothérapeute - Formatrice et consultante en deuil périnatal
Auteur de “L’enfant interrompu” paru aux éditions Flammarion et ”Le deuil périnatal, le vivre et l’accompagner” paru aux éditions du Souffle d’Or
Lire son témoignage : “… Comment surmonter la douleur insurmontable… (…) L’accompagnement bienveillant amène à une bienveillance sur soi…”
Micheline Garel et Hélène Legrand - Albin Michel, 2005
A l’heure où la grossesse est ardemment désirée, perdre le bébé qu’on attendait est une véritable blessure, à l’origine d’une souffrance que de nombreuses femmes assument dans le silence et la solitude, si ce n’est dans le désarroi le plus profond.
Pour répondre à un réel besoin, de réconfort, les auteurs donnent à toutes les informations médicales sur la fausse couche et la mort foetale in utero, sur leurs causes et leurs conséquences, et apportent le soutien psychologique que les femmes qui traversent cette expérience douloureuse sont en droit d’attendre.
S’appuyant sur des témoignages recueillis en milieu hospitalier, ce livre exhaustif et clair, qui intéressera aussi les soignants et les proches, aidera chaque femme concernée à vivre cette période difficile avant d’envisager, si elle le désire, une autre grossesse.
Micheline Garel, ingénieur de recherche à l’INSERM, est psychologue à la maternité de la Pitié-Salpétrière à Paris.
Hélène Legrand est gynécologue attachée à la maternité de Saint-Vincent-de-Paul à Paris
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“Quelques années après avoir vécu une IMG pour ma première fille, AGAPA m’a été d’un immense secours. J’étais dans un gouffre et je n’arrivais plus à m’en sortir : toujours les mêmes maux, les mêmes crises et la même souffrance qui ne passaient pas. Je ne pouvais plus avancer alors je me suis arrêtée.
A AGAPA, j’ai eu une vraie écoute et donc de l’amour, un chemin à parcourir mais pas seule, une personne qui a su m’accompagner là où j’avais besoin d’aller.
La perte de ma fille me procurait une culpabilité qui était de plus en plus insupportable. Avec toutes ces rencontres à AGAPA, c’est un peu comme si j’avais pris le temps de lui parler et de lui demander pardon. Pour moi, elle m’a reconnu comme sa maman et me donne la force d’avancer.
A présent, j’essaie de faire en sorte qu’elle ne vive plus qu’en moi mais aussi autour de moi. J’ai appris à mes deux enfants plus jeunes qu’ils avaient une grande sœur qui était au ciel. Nous en parlons parfois et cela me fait du bien car elle existe aussi pour les autres. Mes enfants parlent d’elle à leur père et à leurs grands-parents.
Aujourd’hui je peux vivre sans remord, sans poids dans la poitrine et sans haine. J’ai appris à connaître et à reconnaître ce que je suis. J’ai appris à m’aimer telle que je suis et à ne plus m’accrocher à l’image que j’aurais aimé donner, à assumer mes erreurs mais à comprendre que j’ai la force en moi pour me relever.
Après AGAPA, on a les épaules droites, et le visage relevé qui ose affronter la vie.” Julie
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Christophe Fauré - Editions Albin Michel, 2004, 290 p.
Aujourd’hui que la mort est devenue taboue, on ne porte plus le deuil après la perte d’un proche. On le vit, en silence. Or c’est un traumatisme, une blessure dont les répercutions se font sentir tout au long de la vie. A l’aide de nombreux exemples, Christophe Fauré explique au jour le jour, le cheminement du deuil, différent selon l’identité du défunt et l’histoire de chacun. Il répond aux nombreuses questions des endeuillés :
- Combien de temps faut-il pour reprendre goût à la vie ?
- Pourra-t-on jamais vivre comme avant ?
- Pourquoi la douleur revient-elle sans cesse ?
- Faut-il masquer sa douleur ou la laisser s’exprimer ?
- Les autres peuvent-ils comprendre ou partager ?…
Ce guide psychologique dit et analyse la déchirure. Il permet de savoir à quel point ce que l’on traverse est normal et comment s’en sortir. Il constitue un accompagnement, apporte un éclaircissement et un réconfort inestimables à celles et ceux qui, confrontés à une terrible douleur, ne savent plus comment avancer.
Psychiatre, Christophe Fauré s’est longtemps occupé de malades atteints du sida et de leurs proches avant de travailler dans divers services de soins palliatifs. Il est membre du conseil d’administration de l’association « Vivre son deuil » et co-anime des groupes d’entraide de parents en deuil au sein de l’association « Apprivoiser l’absence ».
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