Tags pour 'souffrance'
“Une de mes filles a subi une interruption médicale de grossesse (IMG). Elle a souhaité être accompagnée par AGAPA. Elle a ainsi été aidée dans la gestion de sa souffrance et a pu mettre en mots sa grande tristesse et sa colère.
Elle a ressenti ma souffrance et m’a proposé de me faire moi aussi accompagner. Et j’ai accepté !
J’ai été aidée avec beaucoup de finesse et cela nous a permis, ma fille et moi d’en parler plus facilement et d’avoir une relation d’échange forte entre nous.
Alors que j’avais déjà fait un gros travail sur moi, cet accompagnement m’a permis de mettre des mots sur ma peine et ma tristesse !
L’accompagnante a su être en empathie tout en me faisant travailler sur ma souffrance pour la comprendre et apprendre à vivre avec.” Nicole
Revenir aux témoignages
Virginie ne retient pas seulement de ses bébés le chagrin de leur disparition, elle insiste sur ce qu’ils lui ont apporté et les voit surtout comme deux « trésors » qui l’enrichissent et qu’elle pourra aimer toujours…
Mes jumeaux sont morts parce qu’ils sont nés prématurément. Je me sentais alors tout à la fois pleine d’amour pour eux et vide parce que mes bras n’avaient pas de bébés à porter. Que faire de tout cet amour qui ne pouvait pas s’exprimer au travers de caresses? Comment continuer ma route sans perdre toute ma joie de vivre et ma confiance en la vie ?
A Agapa on ne m’a bien sûr pas proposé de solution toute prête par rapport à ces questions, mais on m’a offert un accompagnement dans l’épreuve que j’avais à traverser, un accompagnement à la fois suffisamment distant et extrêmement bienveillant.
Concrètement j’y ai trouvé une écoute vraie. En fait on m’écoutait, chose rare, sans chercher à « remplir » mes silences par des pseudo- solutions, des conseils, ou des comparaisons. Ainsi je me suis sentie autorisée à vivre ce deuil à ma façon, sans me soucier d’obtenir l’assentiment de l’autre. Je pouvais exprimer tout l’amour que j’avais pour eux, toute la peine que j’avais de les avoir perdus, sans qu’on me réponde que je devais « tourner la page » ou « aller de l’avant ». Et il me fallait précisément cette écoute et cette reconnaissance avant d’envisager l’avenir.
Dans le même temps, le parcours proposé par Agapa m’invitait à parler de moi et à me connaître mieux. Au fil des séances j’ai commencé à remettre en question un certain nombre de mes croyances et préjugés. J’ai appris notamment à ne plus m’enfermer dans un mode de pensée binaire, tout n’est pas noir ou blanc, je peux pleurer mes bébés et en même temps vouloir un autre enfant sans culpabilité.
Un pas après l’autre, j’ai avancé et aujourd’hui je dirais que mes bébés m’ont enrichie parce qu’ils m’ont amenée à reconsidérer ma vision des choses, mes relations avec les autres. Ils ont apporté plus de tolérance, d’empathie et d’amour dans ma vie. Je ne sais pas si j’aurais su dépasser le vide qu’ils ont laissé et donner ainsi un sens à leur existence sans le chemin parcouru avec Agapa. Cela m’apaise énormément de savoir que j’ai changé grâce à eux, je les en remercie.
Revenir à la liste
Ghislaine s’émerveille du “voyage” parcouru : en se réconciliant avec son passé, elle peut vivre pleinement son présent.
Au moment où j’entreprenais le cheminement proposé par Agapa, j’ai vécu, en quelques mois, trois deuils successifs de personnes qui m’étaient très proches. Tous ces deuils m’ont bien sûr beaucoup marquée. Mais, je me suis vraiment sentie accompagnée à travers toutes ces épreuves .
Pendant tout ce parcours , j’ai fait un très long voyage en moi-même , un voyage plein de découvertes , un voyage où j’ai pu remettre à leur place non seulement les deuils que je vivais, mais surtout ces deuils non faits suite à une IVG remontant à 32 ans et à une IMG ancienne de presque 20 ans . J’ai appris à mettre des émotions et des sentiments sur ces souffrances que je n’avais jamais osé exprimer . J’ai réussi à refaire connaissance avec la petite fille que j’avais été , une petite
fille insécurisée à la recherche de la protection et de l’amour de ses parents . J’ai aussi compris tous ces manques qui me venaient de l’enfance et aussi combien mes parents qui eux n’avaient pas connu les leurs avaient fait ce qu’ils pouvaient pour moi . Je me suis réconciliée avec mon passé et j’ai commencé à voir ma vie autrement et surtout ma relation avec mon compagnon ! Bref , ce voyage tout intérieur qu’il fût a été franchement une chose merveilleuse qui m’est arrivée .
Je ne vous remercierai jamais assez pour l’existence de votre association , pour votre pédagogie d’accompagnement qui par ses étapes bien organisées et établies permet non seulement de réfléchir à sa vie mais aussi de la transformer petit à petit . Evidemment , je ne peux qu’adresser un énorme merci à mon accompagnante, qui par son écoute attentive et sa
neutralité bienveillante m’a permis d’aller très loin dans la découverte de moi-même.
Une dernière chose , le fait que ce soit une association d’église m’a épatée . Je me suis toujours sentie un peu rejetée par
l’église avec un sentiment de honte très fort depuis l’IVG de 1978 et puis là, le fait que ce soit l’église qui soit à l’origine de cet accompagnement , c’est comme si tout à coup , je me sentais plus légère et revenue à la maison. J’en ai fini avec la clandestinité et la honte et cela fait du bien.
Revenir à la liste
Des années après son IVG, Cécile témoigne de ce qui l’a aidée à trouver un apaisement.
Dix-huit ans après mon avortement, et malgré quatre naissances venues après, ma souffrance était toujours là. Après des années de suivi psychologique, rien ne pouvait endiguer les angoisses, les cauchemars, le stress et l’agressivité permanents dans lesquels je vivais.
Après la naissance de mon quatrième enfant, je me suis décidée à appeler une écoutante d’Agapa. Celle-ci m’a accueillie très gentiment, avec une grande douceur, et surtout une réelle bienveillance pour écouter le mal qui me rongeait. Pour la première fois, je faisais part à quelqu’un d’une souffrance qu’elle semblait comprendre, et qu’elle m’aidait à objectiver.
Lors des rencontres Agapa, la relecture de ma vie passée m’a permis de donner une place entière et réelle à celui que je considère comme mon enfant, et à me sentir plus légère. J’ai, par la suite, suivi une session avec un autre organisme offrant une approche spirituelle, importante pour moi.
C’est grâce à l’accompagnement d’Agapa, où j’ai trouvé une réelle compassion, que j’ai pu faire mes premiers pas de “libération”. Un immense merci donc, et plus particulièrement à mon accompagnante. Dans l’espoir que beaucoup d’autres personnes souffrant directement ou indirectement de l’avortement (hommes, femmes, personnels soignants, enfants de la même fratrie) puissent reprendre, eux aussi, un chemin de vie, je vous souhaite un beau chemin et vous engage à faire confiance à Agapa.
Revenir à la liste
Un groupe de parole et d’entraide est un espace de parole sécurisant, permettant à chacun d’exprimer sa souffrance librement et en toute confidentialité.
Il permet également l’entraide entre les personnes du groupe, par les rencontres et les échanges réguliers proposés.
Le groupe est co-animé par deux écoutantes d’Agapa. Une prise de rendez-vous avec elles, pour un entretien préalable est nécessaire avant tout engagement.
Les rencontres ont lieu un lundi soir par mois de 19 h à 21 h.Lieu : 42 rue St Lambert - 75015 Paris
Prochaines rencontres :
Les lundis 5 mars, 2 avril, 7 mai et 11 juin 2012
Renseignements et rendez-vous :
Agapa : Tél : 01 40 45 06 36 - e-mail : contact@agapa.fr
Tract Deuil Périnatal : Groupe de parole et d’entraide
La mort de mes trois tout-petits en cours de grossesse ! Marie, Jacques et André. Déchirants événements de ma vie qui m’ont précipitée dans une douleur aussi incommunicable alors qu’incompréhensible, pour moi et mes proches. Très vite, il y a eu toutes ces décisions tellement rapides à prendre… sur des accouchements “hors du commun”, sur la matérialisation de traces tangibles auxquelles accrocher mon souvenir, sur des marques d’existence pouvant être reconnus de tous, sur des prénoms aussi… pas de funérailles possibles à l’époque ni de livret de famille et pourtant déjà j’avais l’intuition qu’il me fallait inscrire ces bébés affublés d’une trop brève mais bien réelle histoire de vie dans toute l’épaisseur et la densité de leur ancrage familial. J’apprends alors ce qu’est la traversée intime et personnelle du deuil, aventure de solitude extrême au plus profond de laquelle cependant se trouve cette force inattendue d’achèvement et de recommencement. Solitude incontournable et aussi créatrice mais non pas isolement et déni, synonymes, eux, d’enfermement et de stagnation dans une spirale de détresse et de souffrance. Car il est un espace insondable et solitaire dans chaque être où se cache tout notre potentiel de naissance à nouveau. Mais il a besoin d’un accompagnement pour être révélé.
C’est ce que propose si délicatement l’association AGAPA dans une belle démarche d’entraide qui ouvre un chemin souvent jusqu’alors inexploré : comment surmonter la douleur “insurmontable”… comment à partir d’une onde de choc dévastatrice résonnant au cœur des eaux intérieures, amorcer ce processus de retournement vers une mutation de soi-même… comment par l’écho de la parole reçue et donnée s’éveiller à de nouveau champs de conscience jusque-là contenus dans l’in-visible et mettre ainsi au jour des sens insoupçonnés à cette épreuve de la mort d’un tout-petit. L’accompagnement bienveillant amène à une bienveillance sur soi, à une meilleure et belle compréhension de son entièreté dans l’amour ; l’existence fait alors sens et tous les événements qui la constituent peuvent être honorés dans la paix, oui, dans la paix. C’est un témoignage de conversion à une joie nouvelle que je vous donne là… celui d’un TOUT possible qui résonne au cœur de l’être dans une merveilleuse réconciliation avec la Vie !
Chantal Haussaire-Niquet
Psychothérapeute Energéticienne
Formatrice et Consultante en deuil périnatal et techniques énergétiques
Auteure de “L’enfant interrompu”, Flammarion
et “Le deuil périnatal, le vivre et l’accompagner”, Le Souffle d’Or
Revenir à la liste
Il y a bientôt treize ans, j’ai perdu mon premier bébé au terme d’une belle grossesse. J’ai connu l’effondrement, la tristesse, le sentiment de culpabilité d’une mère qui n’a pas pu donner vie à son bébé. J’ai connu le silence dans mon entourage et l’impossibilité de parler de ce drame que j’étais en train de traverser. Or, j’avais besoin de parler et de savoir que d’autres femmes avaient survécu à cette même épreuve. J’avais besoin de décrire mon bébé et raconter mon accouchement. Ce n’était pas possible. On faisait comme si de rien n’était en espérant peut-être que j’oublie vite et que je passe à autre chose.
Aujourd’hui, mon travail auprès des parents endeuillés suite à un décès périnatal me montre l’importance de la parole dans la reconstruction de la vie. AGAPA est née en en 1994 et permet à ces parents de trouver un endroit où honorer leur bébé parti trop tôt et un espace où ils peuvent être écoutés dans leurs souffrances et sans jugement. Ces lieux sont essentiels, même pour ceux dont le deuil est ancien. Cela permet aussi de donner une juste place à l’enfant décédé au sein d’une famille, ce qui est important pour les parents mais aussi pour les frères et sœurs vivants ou à venir, et pour les générations suivantes. Parler du deuil périnatal est une question de santé publique !
Elisabeth Martineau
Auteur de « Surmonter la mort de l’enfant attendu », éd. Chronique Sociale
Revenir à la liste
De ma place de psychiatre psychothérapeute, m’est souvent apparue la gravité méconnue des souffrances liées à une interruption de grossesse qu’elle soit « médicale » ou « volontaire ».
Souffrances parfois enfouies sous le poids d’une culpabilité tellement indicible dans notre société, qu’elles se cachent derrière le masque du déni ou de la banalisation voire même de la revendication…
Ayant proposé, il y a quelques années, en vue de la création d’un réseau (d’aide à la décision d’interruption de grossesse), un groupe de réflexion sur « fécondité et ses avatars » à divers intervenants, professionnels de santé (psychiatres, gynécologues, sages femmes …), sans avoir pu créer ce réseau par manque de moyens, la rencontre de l’association AGAPA a été pour moi, la confirmation de la nécessité de poursuivre ce travail, et de relancer ce projet dans une optique préventive.
AGAPA se situe délibérément en aval, dans l’écoute et l’accompagnement de personnes ayant déjà traversé cette épreuve, pour que circule la parole autour du deuil, de la perte, et que le silence, l’indifférence ou l’incompréhension ne vienne pas figer la souffrance de cette épreuve, la rendre muette, cachée, voire encryptée (et ainsi, désormais véhiculée dans une transmission générationnelle qui peut peser lourd…).
Là aussi, l’aspect préventif de cette approche me semble importante.
J’ai trouvé à AGAPA une équipe de personnes attentives, motivées, sensibilisées à ces questions et aptes à remplir ce délicat rôle d’écoutantes et d’accompagnantes de ces douleurs liées au deuil ante et péri natal dont l’expression reste encore trop souvent muette car inentendable dans notre culture.
Docteur Sophie-Mathilde Tauss
Psychiatre Psychanalyste
Revenir à la liste
La perte d’un bébé au cours de la grossesse ou de la naissance peut mettre dans un état de sidération : tout en soi s’apprêtait à donner la vie, et voilà qu’on donne la mort. Démunis, les proches proposent souvent le refoulement et l’oubli.Dans ces conditions, comment faire son deuil, repartir vivant, et poursuivre sa vie en étant à nouveau capable de joie ? Car en effet, je crois qu’il est possible de continuer à aimer la vie et à la savourer, malgré la perte de bébés successifs, et même quand aucun enfant vivant n’est encore venu apporter les joies familiales tant attendues… Mais pour cela il me semble utile de faire face à ses émotions, de leur donner la parole, puis d’intégrer l’évènement en soi.
J’ai reçu des témoignages bouleversants de femmes qui disaient, en lisant mon livre, avoir enfin pu pleurer un bébé perdu il y a 5, 10 ou 30 ans. Mais souvent cela ne suffit pas. Il faut trouver une oreille attentive, quelqu’un qui vous accompagne sans juger, sans dénigrer, sans minimiser, sans comparer, sans projeter. Agapa propose cela, car ce n’est pas un groupe de personnes en souffrance, mais une association de personnes humaines et formées.
Gaëlle Brunetaud
Auteur de « Marie-Kerguelen », paru aux éditions de l’Harmattan
Revenir à la liste
Aujourd’hui, la mort donnée à un foetus est rarement accompagnée de temps d’écoute du vécu des femmes depuis que l’entretien obligatoire prévu par la loi Veil a été supprimé. Dans ma pratique de psychologue clinicienne, aussi bien à l’hôpital qu’en P.M.I, j’ai pu entendre la souffrance des femmes ré émerger après la naissance d’un enfant. Celle-ci peut entraîner un état dépressif néfaste à l’établissement des premiers liens mère - enfant. Il en est de même pour certaines mères qui perdent des enfants avant leur naissance.
Des associations comme AGAPA sont plus que nécessaires, à notre époque où les états dépressifs ont plus souvent besoin d’écoute respectueuse que de médicaments. Mon travail avec AGAPA m’a montré le sérieux de la formation de leurs bénévoles et tout l’intérêt de leur pratique. Je fais toute confiance en cette association pour l’accueil respectueux de la personne, le soutien à la dynamique du deuil. Les femmes et les hommes trouvent en ce lieu la possibilité de retrouver une paix intérieure, importante pour chacun, pour le couple, pour les enfants et donc pour la société.
Chantal Papin
Psychologue clinicienne - Psychothérapeute.
Formatrice en deuil périnatal à la Fédération Européenne Vivre Son Deuil.
Revenir à la liste